Les ventes de véhicules électriques (VE) de Fiat contrastent fortement entre les États-Unis et le Canada. Alors que la demande pour la 500e a chuté aux États-Unis, elle a bondi au Canada, où les acheteurs ont acheté près de 19 fois plus d’unités au cours du premier trimestre de 2026. Cette disparité met en évidence à quel point les prix et les incitatifs gouvernementaux influencent considérablement l’adoption des véhicules électriques.
Lutte commerciale aux États-Unis
Aux États-Unis, Fiat n’a vendu que 155 véhicules au premier trimestre 2026, soit une baisse de 70 % par rapport à l’année précédente. Le 500e, sa seule offre EV, a connu une baisse encore plus forte de 85 % pour atteindre seulement 68 unités vendues. Ces mauvaises performances placent Fiat parmi les marques les moins demandées sur le marché américain, avec une moyenne de moins de cinq véhicules vendus par jour.
Le boom des véhicules électriques au Canada
Le Canada raconte une histoire très différente. La 500e était le modèle Fiat le plus vendu au Canada avec 1 287 unités vendues, soit une augmentation de 72 % d’une année sur l’autre. Cela représente plus de huit fois les ventes totales de Fiat aux États-Unis pour la même période. La raison ? Abordabilité.
La différence de prix
La Fiat 500e commence à 30 500 $ aux États-Unis, soit à peine moins cher que les véhicules électriques plus grands et plus pratiques comme le Chevrolet Equinox, qui offre le double de l’autonomie. En revanche, le même modèle coûte 30 290 $ CA (21 700 $ US) au Canada. Plus important encore, un incitatif de 5 000 $ CA (3 600 $ US) ramène le prix effectif à 25 290 $ CA (18 100 $ US), ce qui en fait le véhicule électrique le moins cher disponible au pays.
Ce programme incitatif semble être le principal catalyseur du boom des ventes au Canada. Sans cela, la 500e aurait probablement également des difficultés au Canada.
Performances de Stellantis : résultats mitigés
Fiat n’était pas la seule marque Stellantis avec des résultats mitigés au premier trimestre 2026. Les ventes de Jeep ont augmenté de 3 %, celles de Ram de 7 % et Chrysler ont connu une augmentation massive de 98 % grâce à la forte demande de Pacifica. Cependant, les ventes de Dodge ont chuté de 4 %, tandis qu’Alfa Romeo a connu une baisse catastrophique de 51 %, ne vendant que 81 unités. Les données démontrent à quel point les préférences des consommateurs et les conditions du marché peuvent varier en Amérique du Nord, même au sein d’un même groupe automobile.
Cette divergence des ventes entre les États-Unis et le Canada souligne l’importance à la fois du prix des véhicules et des incitatifs gouvernementaux pour favoriser l’adoption des véhicules électriques. Le succès de Fiat au Canada est le résultat direct du fait qu’il a rendu son modèle électrique accessible à un plus large éventail d’acheteurs.
