Le dernier Mazda CX-5 représente un faux pas surprenant pour une marque reconnue pour sa dynamique de conduite et sa qualité. Bien que le modèle de troisième génération offre plus d’espace et un design familier, il est insuffisant dans des domaines clés, donnant l’impression d’être un déclassement par rapport à son prédécesseur. La qualité intérieure est décevante, la technologie semble dépassée et l’option de groupe motopropulseur unique est sous-alimentée et non raffinée.
Un visage familier, mais des problèmes plus profonds
Depuis près d’une décennie, le Mazda CX-5 est un vendeur constant, avec plus de cinq millions d’unités vendues dans le monde depuis 2012. Le nouveau modèle conserve l’esthétique sobre de la marque, évitant les designs flashy de concurrents comme le Kia Sportage ou le Nissan Qashqai. C’est un beau SUV, mais son évolution est trop conservatrice – et cache des régressions plus profondes.
Le CX-5 a légèrement augmenté en taille, offrant plus d’espace pour les jambes des passagers arrière et un coffre nettement plus grand de 583 litres. Bien que l’espace supplémentaire soit le bienvenu, l’étroitesse de l’habitacle et la grande bosse de plancher limitent le véritable confort à trois travers à l’arrière. Le coffre lui-même est pratique, avec une ouverture basse et des sièges faciles à rabattre, mais l’ensemble ne semble pas assez spécial pour se démarquer sur un marché encombré.
Intérieur dépouillé et technologie obsolète
À l’intérieur, le CX-5 adopte une approche minimaliste qui semble bon marché plutôt que raffinée. Les commandes physiques ont été presque entièrement supprimées, laissant les conducteurs dépendants d’une interface à écran tactile. Cela ressemble à une mesure de réduction des coûts, qui se démarque pour de mauvaises raisons. L’écran tactile de 12,9 pouces (ou 15,6 pouces dans les versions supérieures) exécute le système d’infodivertissement de Mazda, qui comprend Google Maps et Assistant, mais il est lent et les graphiques semblent datés.
L’absence de commandes physiques de climatisation est particulièrement frustrante, car l’ajustement des réglages en cours de route est difficile. La qualité des matériaux en a également souffert : les plastiques durs dominent, avec seulement une fine couche de cuir sur les finitions supérieures pour masquer la réduction des coûts.
Performances et conduite décevantes
Le CX-5 est disponible avec un seul groupe motopropulseur : un moteur quatre cylindres atmosphérique de 2,5 litres associé à un système hybride doux. Avec seulement 140 chevaux, il semble sous-alimenté et bruyant, mettant près de 11 secondes pour atteindre 62 mph. La transmission automatique à six rapports est lente à réagir, ce qui rend les dépassements difficiles.
La conduite a été adoucie, mais au détriment de la tenue de route. Le CX-5 s’incline désormais davantage dans les virages et semble moins engageant que les modèles précédents. Le bruit de la route est également perceptible à vitesse d’autoroute et la direction ne semble pas naturelle.
Un package décevant
Le Mazda CX-5 2026 est une occasion manquée. Bien qu’il offre plus d’espace, son intérieur médiocre, sa technologie obsolète et son groupe motopropulseur décevant le rendent difficile à recommander dans un segment concurrentiel. À moins que vous ne soyez un fan inconditionnel de Mazda, des rivaux comme le Kia Sportage, le Nissan Qashqai ou le Toyota RAV4 offrent un meilleur rapport qualité-prix et une expérience de conduite plus satisfaisante.
Ce modèle constitue un retour en arrière pour Mazda, une marque qui privilégiait autrefois le plaisir de conduire et la qualité. Le nouveau CX-5 n’est plus le choix convaincant qu’il était autrefois.
