L’inarrêtable Toyota LandCruiser Série 79 : toujours roi en 2026 ?

La Toyota LandCruiser 70 Series n’est pas seulement un véhicule en Australie ; c’est une institution. Depuis des générations, c’est le choix incontournable de ceux qui vivent et travaillent dans les régions les plus reculées du pays, où la fiabilité n’est pas un luxe, c’est une question de survie. La série 79, la bête de somme à cabine simple/châssis, reste la variante la plus populaire, mais fait face à une concurrence croissante des alternatives modernes.

Le dernier d’une race mourante

Le LandCruiser Série 70 a obstinément résisté à la marche du temps. Alors que d’autres constructeurs recherchent la technologie et le confort, Toyota a redoublé ce que ce camion fait de mieux : endurer les punitions. Le modèle actuel, lancé en 1984, a vu plus de deux douzaines de moteurs différents sous le capot, mais la dernière itération s’accompagne d’un choix controversé : le moteur quatre cylindres turbo-diesel de 2,8 litres emprunté au HiLux.

Cet échange de moteur soulève une question importante : le LandCruiser peut-il conserver son statut légendaire avec un moteur plus petit et moins emblématique ? Il s’agit d’une décision motivée par des normes plus strictes en matière d’efficacité énergétique et d’émissions, mais qui met à l’épreuve la fidélité des fans inconditionnels. La famille de la série 70 comprend le transporteur de troupes de la série 78 et le wagon à cinq portes de la série 76, mais le 79 est celui qui définit la race.

À l’intérieur de la capsule temporelle

Entrer dans la série 79, c’est comme remonter des décennies en arrière. L’intérieur n’est pas une question de luxe ; c’est une question de fonction. Les sols en vinyle, les plastiques durs et le métal exposé vous rappellent que ce véhicule a été construit pour le travail et non pour le spectacle. Toyota a fait quelques concessions à la modernité : les porte-gobelets, les vitres électriques et une unité principale avec Apple CarPlay/Android Auto sont désormais de série. Mais l’ambiance générale reste résolument utilitaire.

La cabine est étroite, avec des espaces de rangement aux formes étranges et un manque de recharge sans fil. Le contact nécessite une clé en métal à l’ancienne et les sièges sont basiques mais suffisamment confortables pour de longues journées sur la route. La climatisation est puissante, les commandes CVC sont simples et le groupe d’instruments est principalement analogique, avec des jauges rétro inspirées du FJ40 original.

Ce n’est pas une voiture qui essaie d’impressionner ; cela fait simplement le travail. Et dans un monde de véhicules sur-conçus, cette simplicité est un changement rafraîchissant.

Performances et capacités

Le turbodiesel de 2,8 litres produit 150 kW de puissance et jusqu’à 500 Nm de couple avec la transmission automatique à six vitesses. Même s’il n’a pas la puissance brute de l’ancien V8, il reste plus que capable pour la plupart des applications professionnelles. Toyota revendique une consommation de carburant de 9,6 L/100 km, mais les tests réels montrent une consommation plus proche de 12,1 L/100 km, soit une augmentation de 26 % qui pourrait nuire durement aux budgets des flottes.

Le LandCruiser se comporte assez bien, compte tenu de sa construction robuste et de son cadre en échelle. Il faut un certain temps pour s’habituer à la direction, avec un large rayon de braquage, mais la conduite est étonnamment bonne pour un usage commercial. La suspension absorbe efficacement les chocs, ce qui la rend utilisable même en milieu urbain.

En tout-terrain, la Série 79 est pratiquement imparable. La boîte de vitesses basse, les blocages de différentiel et la garde au sol importante lui permettent d’affronter même les terrains les plus difficiles.

La concurrence s’intensifie

Pendant des années, le LandCruiser a connu une domination incontestée. Mais Ford est récemment entré dans la mêlée avec le Ranger Super Duty, une alternative plus robuste, propulsée par un moteur V6, qui offre des fonctionnalités plus modernes et un moteur plus gros. Le Super Duty de base commence à 82 990 $, soit environ 2 000 $ de plus que le LandCruiser GXL haut de gamme, mais il est doté de technologies que Toyota omet.

Cette concurrence oblige Toyota à défendre son territoire. Le LandCruiser n’est pas bon marché, mais il n’est pas compétitif en termes de prix. Il rivalise sur la réputation, la durabilité et la promesse d’une fiabilité pendant des décennies.

Sécurité et fonctionnalités

La série LandCruiser 70 a une cote de sécurité « argent » de l’ANCAP, avec des fonctionnalités de base telles que le freinage d’urgence autonome, l’alerte de sortie de voie et la reconnaissance des panneaux de signalisation. La série 76 Wagon ajoute une caméra de recul, mais seules les versions automatiques bénéficient d’un contrôle en descente.

Les points forts de l’équipement comprennent des phares à LED, une calandre en maille noire et un écran tactile de 6,7 pouces avec Apple CarPlay/Android Auto filaire. Les variantes GXL ajoutent des blocages de différentiel avant et arrière, des pare-chocs chromés et des marchepieds latéraux en aluminium.

Le verdict

La Toyota LandCruiser Série 79 reste une légende pour une raison. C’est un véhicule qui privilégie avant tout la robustesse, la fiabilité et les capacités. Alors que les concurrents modernes offrent plus de fonctionnalités et de confort, le mélange unique de simplicité et de durabilité du LandCruiser continue de séduire ceux qui exigent le meilleur dans des conditions extrêmes. Reste à savoir si elle pourra maintenir sa domination face à une concurrence croissante, mais pour l’instant, la Série 79 règne toujours en maître.