Pour de nombreux passionnés d’automobile, la Honda S2000 est plus qu’une simple voiture ; c’est une légende. Connue pour sa ligne rouge impressionnante de 9 000 tr/min et sa maniabilité ultra-précise, elle occupe les listes des « voitures de rêve » depuis des décennies. Cependant, comme l’a récemment découvert un conducteur, posséder un morceau de l’histoire de l’automobile s’accompagne d’un ensemble unique de défis mécaniques et de risques élevés.
La transition : quitter la perfection pour une légende
Le voyage a commencé par un choix difficile. Après avoir passé un an à perfectionner une Subaru BRZ 2023, une voiture de piste moderne et hautement composée, équipée de composants haut de gamme comme des amortisseurs Nitron et des freins Brembo, le propriétaire a décidé de passer à autre chose. Bien que la BRZ soit fonctionnellement « parfaite », une opportunité s’est présentée d’acheter une Honda S2000 2002 tant convoitée en Spa Yellow Pearl.
Le S2000 n’était pas un modèle de série ; c’était une machine méticuleusement construite comprenant :
– Suspension JRZ RS Pro
– Sièges Recaro RS-G
– Freins AP Racing Pro 5000
– Une boîte de vitesses AP2 avec un engrenage plus court
– Un différentiel à glissement limité OS Giken
Le choix du modèle AP1 (1999-2003) était un clin d’œil délibéré au purisme, car il présente la ligne rouge emblématique de 9 000 tr/min qui définit l’identité du S2000.
Le paradoxe du S2000 : hautes performances contre risque élevé
Si le S2000 est célébré pour son engagement, il est connu des passionnés pour deux raisons précises :
- Vulnérabilités mécaniques : Les premiers modèles AP1 sont connus pour leurs soupapes fragiles et leurs problèmes de tendeur de chaîne de distribution. Bien que cette voiture spécifique ait été renforcée avec des dispositifs de retenue de soupape AP2 et un tendeur Billman, la réputation de fragilité du modèle demeure.
- Géométrie de manipulation agressive : Le S2000 est célèbre pour sa « rotation ». Sa géométrie de suspension est conçue pour faire tourner la voiture de manière agressive, ce qui peut conduire à un survirage soudain s’il n’est pas géré avec une extrême précision. Cette « sauce secrète » rend la voiture incroyablement amusante mais également sujette aux types d’accidents fréquemment observés dans les vidéos de conduite virales.
L’incident à Buttonwillow
Après un contrôle d’entretien de base, comprenant des pneus Bridgestone RE-71RS neufs et des plaquettes de frein neuves, la voiture a été emmenée au Buttonwillow Raceway pour sa première sortie sur piste.
La première expérience a été viscérale. Le conducteur a décrit la résonance du moteur au-dessus de 6 000 tr/min comme « incroyable » et les vibrations mécaniques de la voiture comme « délicieuses ». Cependant, passer de la direction linéaire et prévisible d’une Subaru BRZ moderne à la nature maniaque et à rotation élevée de la S2000 s’est avéré être une courbe d’apprentissage abrupte.
La période de lune de miel s’est terminée brusquement lors d’une séance d’athlétisme. Après avoir remarqué des sensations étranges dans la suspension arrière et un centre de direction déplacé, une panne mécanique massive s’est produite. Un bruit sourd signale la fin de la séance, laissant le conducteur avec un arrière complètement incontrôlable.
Les conséquences : une leçon coûteuse
Après inspection, le coupable a été identifié : les tiges des bras d’orteil étaient cassées.
Les pièces, qui avaient environ six ans et avaient résisté à de nombreuses journées de piste, ont finalement succombé au stress d’une conduite haute performance. Même si cet échec a mis fin à une journée de piste prometteuse de huit heures après seulement 15 minutes, le pilote a noté un côté positif :
“C’est en fait une chance que cela ait échoué sur la piste. Si cela avait échoué sur une route de canyon comme Angeles Crest, cela aurait pu être un désastre.”
Conclusion
Cette expérience nous rappelle brutalement que les voitures passionnées de haute performance, en particulier les légendes plus anciennes comme la S2000, nécessitent une vigilance constante et une compréhension approfondie de leurs limites mécaniques. Même si le frisson d’une ligne rouge à 9 000 tr/min est inégalé, le prix d’entrée repose sur la responsabilité de maintenir les composants poussés jusqu’à leur point de rupture absolu.






















