La prochaine fois que vous vous présenterez à l’atelier pour une vidange d’huile, le préposé vous posera une question simple : synthétique ou conventionnelle ? Votre réponse compte. Cela a un impact sur votre portefeuille et sur la planète.
Le pétrole conventionnel est dérivé du pétrole. Il se décompose sous une chaleur extrême. L’huile synthétique est créée en laboratoire. Il supporte mieux les températures élevées. Cela dure plus longtemps.
Mais le synthétique coûte plus cher. Souvent deux fois plus.
Les performances supplémentaires en valent-elles le prix ? Et est-ce que cela aide réellement l’environnement ?
Le compromis environnemental
La plupart des experts considèrent le pétrole synthétique comme « le moindre mal ». Le pétrole conventionnel provient du brut. Les synthétiques proviennent de produits chimiques. Les deux ont des coûts environnementaux.
La différence réside dans la longévité. L’huile synthétique peut durer trois fois plus longtemps que l’huile conventionnelle.
Si vous passez au pétrole entièrement synthétique, vous risquez de ne déverser que 15 à 24 litres d’huile par an. Cela représente beaucoup moins de gaspillage. Cependant, cela suppose que vous recycliez votre huile usagée.
Filtrer l’huile usagée pour la réutiliser est un processus approfondi. Si vous ne recyclez pas, vous jetez simplement davantage de déchets toxiques.
Performances et efficacité
L’huile synthétique est plus propre. Sa volatilité est moindre. Elle ne s’évapore pas aussi rapidement que l’huile conventionnelle.
Cette propreté réduit la résistance interne du moteur. Moins de friction signifie plus de puissance. Cela améliore également l’efficacité globale du moteur.
Une meilleure efficacité signifie que vous utilisez un peu moins de gaz. Vous obtenez plus de miles par réservoir.
Intervalles de vidange d’huile
L’ancienne règle était tous les 3 mois ou 3 000 milles. Cette règle est dépassée pour les moteurs modernes.
Avec l’huile synthétique, vous pouvez prolonger considérablement les intervalles. Selon vos conditions de conduite, vous pourrez :
- 10 000 milles
- 15 000 milles
- Jusqu’à 20 000 milles
Certaines marques repoussent encore plus ces limites. Mais les habitudes de conduite comptent.
Les trajets courts ne chauffent pas suffisamment l’huile pour faire bouillir la condensation. Cela dégrade l’huile plus rapidement. Les climats poussiéreux ou sales usent également l’huile plus rapidement.
Si vous conduisez dur ou dans des conditions difficiles, respectez des intervalles plus courts.
Mélanges synthétiques et recommandations des fabricants
Il existe un juste milieu : l’huile de mélange synthétique.
Il mélange des huiles conventionnelles et synthétiques. Il offre une amélioration modérée à moindre coût. Mais cela n’égale pas la longévité du synthétique complet.
Pour la plupart des conducteurs, le meilleur choix est celui recommandé par le fabricant.
Les véhicules performants génèrent une chaleur élevée. Ils nécessitent de l’huile synthétique. Les moteurs standard à faible contrainte peuvent fonctionner correctement avec de l’huile conventionnelle.
L’avenir : les huiles végétales ?
L’huile de canola et d’autres lubrifiants à base végétale sont à l’étude. Ils seraient plus écologiques et moins chers à produire.
Mais il y a un piège. Nous aurions besoin d’utiliser des cultures agricoles pour fabriquer de l’huile moteur. Cela entre en concurrence avec la production alimentaire.
Nous sommes confrontés à un choix entre la sécurité alimentaire et un environnement plus propre. Ce n’est pas une voie clairement tracée.
En attendant, vous prenez la meilleure décision possible. Il s’agit parfois de choisir l’option la moins nocive.
Ou vous pourriez passer à l’électrique. Vous n’aurez alors plus jamais à vous soucier du pétrole.
